J’ai ouvert le tiroir, triste des souvenirs
Et dedans au milieu, il y avait le néant
Je ne sais pourquoi de celui des mots d’enfant
Des images bonheur, s’échappent des soupirs.
L’asphalte, déroulant à mes yeux fous de gosse
Un ruban noir sans fin! Rue, école sans murs
La croyance se brise en mes rêves les plus purs
Et j'ai grandi trop vite à coup de maux, de crosses.
Mon enfance, juste celle d’un soldat de plomb
Mes terreurs me poursuivent dans une nuit sans fond
Quel chemin, quelle route, ou aller, bateau ivre ?
Le grand livre de ma vie, sur mon passé, ne veut s’ouvrir
Si une seule étoile brillait dans ma nuit pour vivre
Je fermerai les yeux juste pour ne pas mourir
Françoise et Thierry
21 novembre 2008
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