Ma plume a mangé le
soleil
Dans les prés, le printemps doucement se réveille
Apparaissent les toutes premières merveilles
Le beau mimosa jaune vif ouvre le bal
Les jonquilles le suivent sur le piédestal
Les jaunes grimpent sur le nuancier du poète
Et revêtent leurs plus belles teintes de fête
Le pailleté d’or est hissé sur le podium
A ses cotés le citron et jaune de baryum
Safran, curry, curcuma excitent les papilles
Tandis que les primaires sur la palette frétillent
Le jaune du Cambodge et le bel indien
Nous emmènent sur des rivages lointains
Jaune lumière, tu respires l’allégresse
De la gamme des couleurs, tu es la richesse
Devant l’éclat de tes pigments sans pareil
Mes mots ont sorti leurs lunettes de soleil
Aussi couleur d’infidélité et de malheur
De l’humiliation qui rappelle les tristes pleurs
Il faut ce soir oublier les traîtres et les faussaires
La couleur des fous et celle des femmes adultères
Ce matin ma plume a mangé le soleil
Mes idées elle a habillées de ses conseils
Mes vers se sont allongés sur un transat
Et bronzent à l’ombre de ce poème, c’est bat !
Fransua
Derniers Commentaires