Jeudi 14 mai 2009 4 14 /05 /2009 07:00


Il est des choses de la vie qu'on ne pourra jamais comprendre, les injustices, la maladie, les catastrophes naturelles qui laissent des milliers de morts, la pauvreté ...................et il y en a tant !
Mais MOI je ne peux pas comprendre comment aujourd'hui un être humain peut mourir dans la rue et quand c'est ton frère et bien ton coeur saignera à jamais des larmes de chagrin, de colère mais aussi de haine parce que la mort fait mal mais celle-là est intolérable et si triste qu'il m'a fallu des mois pour pouvoir écrire ces mots pour TOI mon frère. c'était le 23 décembre de l'an dernier et depuis la porte de Noël j'ai refermée sur cette blessure car je refuse de pardonner et je ne peux comprendre




Il n’y a pas si longtemps tu es parti

Une nuit où la neige avait tout enseveli

Où le froid avait engourdi les bruits

Pour cela on n’a pas entendu ton cri.

 

Dans ton abri de fortune, tu t’es assoupi

Juste avant Noël, ton cœur trop meurtri

Dans le froid à jamais  s’est endormi

Sans amis et dans le mépris tu es parti.

 

Ne jamais parler de cela, de cette nuit

Pour ta fierté,  je me l’étais promis

Mais cela me ronge et me réveille la nuit

Je ne peux pas sans rien dire te quitter ainsi.

 

Je n’ai même pas pu te dire au-revoir

Quand j’ai su ton départ, il était trop tard

Tu t’es fait emporter par ton désespoir

Tu es mort seul dans une nuit bien noire.

 

Il y a longtemps que l’on ne t’avait pas vu

Tu avais choisi de tout quitter et avais disparu

Nul ne savait ce que tu étais vraiment devenu

De la rue, on n’en a jamais rien su.

 

Tu es parti sans rien nous dire de ta vie

Mais comme accusation il n’y en a de pire

                   Que le silence qui nous rend coupable                     

                                De ne pas avoir su te sortir de ta vie minable.                          

 

Il m’a fallu des mois pour accepter ton trépas

Pour que ma douleur se transforme en mots

Pour te dire qu’ici tout est encore très beau

Et que tu es parti beaucoup trop tôt.

 

Aujourd’hui quand je vois un homme dans la rue

Mon cœur saigne devant la misère si crue

Devant ton souvenir, mon âme se met à nu

Pour te dire, Adieu mon frère que j’ai si mal connu

Par fransua - Publié dans : Mes souffrances - Communauté : papierlibre
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