l'atelier de fransua
Il est des choses de la vie qu'on ne pourra jamais comprendre, les injustices, la maladie, les
catastrophes naturelles qui laissent des milliers de morts, la pauvreté ...................et il y en a tant !
Mais MOI je ne peux pas comprendre comment aujourd'hui un être humain peut mourir dans la rue et quand c'est ton frère et bien ton coeur saignera à jamais des larmes de chagrin, de colère mais
aussi de haine parce que la mort fait mal mais celle-là est intolérable et si triste qu'il m'a fallu des mois pour pouvoir écrire ces mots pour TOI mon frère. c'était un soir de décembre
de l'an dernier et depuis la porte de Noël j'ai refermée sur cette blessure car je refuse de pardonner et je ne peux comprendre
Il n’y a pas si longtemps tu es parti
Une nuit où la neige avait tout enseveli
Où le froid avait engourdi les bruits
Pour cela on n’a pas entendu ton cri.
Dans ton abri de fortune, tu t’es assoupi
Juste avant Noël, ton cœur trop meurtri
Dans le froid à jamais s’est endormi
Sans amis et dans le mépris tu es parti.
Ne jamais parler de cela, de cette nuit
Pour ta fierté, je me l’étais promis
Mais cela me ronge et me réveille la nuit
Je ne peux pas sans rien dire te quitter ainsi.
Je n’ai même pas pu te dire au-revoir
Quand j’ai su ton départ, il était trop tard
Tu t’es fait emporter par ton désespoir
Tu es mort seul dans une nuit bien noire.
Il y a longtemps que l’on ne t’avait pas vu
Tu avais choisi de tout quitter et avais disparu
Nul ne savait ce que tu étais vraiment devenu
De la rue, on n’en a jamais rien su.
Tu es parti sans rien nous dire de ta vie
Mais comme accusation il n’y en a de pire
Que le silence qui nous rend coupable
De ne pas avoir su te sortir de ta vie minable.
Il m’a fallu des mois pour accepter ton trépas
Pour que ma douleur se transforme en mots
Pour te dire qu’ici tout est encore très beau
Et que tu es parti beaucoup trop tôt.
Aujourd’hui quand je vois un homme dans la rue
Mon cœur saigne devant la misère si crue
Devant ton souvenir, mon âme se met à nu
Pour te dire, Adieu mon frère que j’ai si mal connu
Fransua
Sincère et très émue
Servanne
Texte très émouvant... il est si difficile de ne pas être là lorsqu'un être cher en a besoin. Mais c'était son choix, pour des raisons que lui seul connaît... Peut-être s'est-il isolé par "fierté", pudeur...
Je comprends ta douleur, et toutes les questions que tu as du te poser... Mais, sache, qu'aujourd'hui, il veille sur toi ! Regarde le soir, quand la Lune a allumé ses étoiles... il est là, quelque part, à t'observer, à te guider peut-être, et surtout, il lit dans ton coeur... et là, tu dois t'en réconforter...
Bonne journée à toi... Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz
Bonne journée
Je ne dis même pas l'effet qu'à eu sur moi ton écrit en le lisant, les frissons ainsi que les larmes. Je comprends très bien qu'il est parfois impossible de pouvoir mettre des mots sur une telle chose, comme le titre est évocateur, impression... le plus douloureux est ne pas pouvoir dire au revoir, ne pas savoir, ne rien savoir. On ne sait pas si cela était son choix cette façon de vivre (car cela arrive aussi malgré tout) mais une chose est sûr c'est que ce n'était sûrement pas son choix de mourir. Il est difficile de comprendre qu'aujourd'hui des personnes puissent mourir de faim et de froid, tout le monde se préoccupe des pays du tiers monde, alors que devant notre propre porte il y en a tant. Ton écrit est tellement poignant et touchant. Des moments qui resteront gravés à jamais dans ton esprit c'est certain. Merci de tes mots en tout cas car oui ces larmes qui ressortent toujours au moment ou on si attend le moins, une petite chose de rien qui t'entraîne dans un autre monde et que parfois peu peuvent comprendre. Je t'embrasse et te remercie encore. Bizzz à bientôt (je ne connait pas de Mauranne...)
Je pense que c'était son choix de vie mais pas son choix de mourir
Bises et merci de ton émouvant témoignage (ily a bien une chanson de Maurane sur ton dernier article ou j'ai rêvé)
C'est un hommage pour ton frère qui a vécu cette fin de vie marginale.
Nous sommes souvent si impuissants face à ces personnes qui parfois choisissent ce mode de vie ou d'autres que la société a un jour brutalement projeté dans la rue à la suite d'événements difficiles.
L'hiver est encore plus rude aux malheureux. C'est révoltant.
Il ne faudrait jamais oublier de fouiller au fond de son coeur pour leur offrir la pièce d'or qui toujours y dort si l'on cherche bien.
Bravo à toi d'avoir eu le courage de ressuciter un moment celui qui avait choisi un autre chemin.
Emma
Je ne donne pas à des jeunes de 20 ans qui ont tout pour aller bosser et qui vivent dans ce monde par provocation, ni aux réfugiés qui ont surement des aides (une fois j'ai vu une femme de l'est debvant un super marché tous les jours la même et à la fermeture une grosse voiture venait la chercher et il y avait d'autres femmes à l'intérieur et je ne peux ps m'offrir ce genre de voiture
Mais aux gens que la vie a meurtri et qui sont sorti du circuit à force de douleurs oui !
Dans le village de cegy ou j'habite nous avions un SDF, Yves, que nous aimions tous bien, il avait élu domicile dans la cabine téléphonique.... Plus personne ne se sert des cabines téléphoniques..... Nous lui parlions. La personne chargée des SDF à la Mairie le suivait. Il était dans un état pitoyable. Il est mort il y a deux ans. La mairie a fait une enquête et c'est après sa mort qu'on a retrouvé sa famille qui le cherchait depuis longtemps sans le retrouver J'ai fait un article dans cergyrama sur Yves..... Et c'est avec émotion que j'ai eu un commentaire de ces soeurs et cousines et un an après un autre commentaire à l'anniversaire de sa mort.
Personne n'a rien à se reprocher..... C'est la vie et elle est si cruelle pour les plus faibles. Bises Fransua.
Martine : http://www.cergyrama.com
Eglantine : http://quaidesrimes.over-blog.com
oui tu as raison il avait choisi cette vie, c'était fait aider et recueilli plusieurs fois mais il était trop rebelle et sa vie entière a été une revolte avec des acalmies qui n'ont pas duré; il est mort dans un petit village de Belgique où il était SDF depuis plusieurs années et connu comme tu décris ton Yves. La gendarmerie le connaissait pour sa grande gueule et aussi son humour, c'était un drôle de personnage et depuis très jeune il admirait les gens qui faisaient la manche en jouant de la musique ou en faisannt des tours, je n'ai jamais compris pourquoi et il me répondait, eux au moins ils ont du courage ! C'était mon grand frère j'étais trop jeune pour comprendre, peut être un jour je vous parlerai de lui mais pas sûr car ce n'était pas un ange !
Il a fait des erreurs mais il ne méritait pas de mourir ainsi
Merci pour ce commentaire chaleureux
Je t'embrasse Fransua.
Courage, il veille sur toi.
Quelle douleur... reflet d'une vie atroce.
mes mots n'auraient aucune valeur...
bises.Lumi